Les grands groupes s’engagent pour le développement des PME et leurs projets innovants

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Actualité du 27 01 2015 [ - ]

Réunion CREATI du 18 octobre 2013 - Arkema / Chemparc

35 personnes du Réseau CREATI, dont des représentants de Sabena Technics, Thales, Total et Veolia Eau, ont répondu à l’invitation d’Heike Faulhammer, Directrice du GRL (Groupement de Recherche de Lacq). Employant 165 personnes, celui-ci est l'un des 10 centres de recherche d’Arkema dans le monde. Il se concentre sur plusieurs spécialités : thiochimie (chimie du soufre), zéoline, NTC et PMMA (polymères nanostructurés avec comme produit phare l'Altuglas). La semaine précédente a été marquée par la fermeture du dernier puits d'extraction de gaz de Lacq à usage commercial : le bassin est désormais tourné vers l'avenir. « La plateforme du GRL est la démonstration de cette volonté et de l'esprit collectif qui la porte : elle fédére à la fois Arkema, Total, PERL et Chemstart'up. » rappelle Heike Faulhammer.

 

> Plus d’infos : http://www.arkema.fr/fr/arkema-en-france/centres-de-recherche/lacq-r-d/index.html



Présentation de l'évolution du bassin de Lacq / Patrice Bernos, Directeur Général de Chemparc

« L'arrêt de d'activité gazière de Lacq aurait pu se traduire par l’annonce médiatique d'un nouveau bassin d'emploi français en crise ! » se projette Patrice Bernos, alors que l'actualité incite plutôt au fatalisme. « Il n'en a pas été ainsi grâce à l'anticipation du groupe Total et aux efforts collectifs entrepris pour la recherche et l'innovation. » Le bassin de Lacq comptait environ 8 000 emplois dans les années 80, au maximum de son activité ; il en totalise encore 7 600 fin 2012. La décision initiale de Total a été décisive : cesser l'activité commerciale du gisement de Lacq dès 2013 afin de conserver 3 % du gaz pour un usage industriel. Pour parvenir à sauver ce bassin, c'est environ 400 M€ qui ont été investis sur le site, dont 160 par Total lui-même. Chemparc est un GIP créé en 2003 pour accompagner cet effort. « Nous passons maintenant d'une phase de reconversion à une phase de revitalisation » conclut-il.

 
> Plus d’infos : http://www.chemparc.com


NeTHIS « Système de vision multi-spectrale dédié au contrôle non-destructif de matériaux composites » / Jean-Pascal Caumes

 

Jean-Pascal Caumes a créé Nethis à Bordeaux Technowest en 2013, dans la continuité de son parcours à ALPhANOV. L'idée était de développer un système de vision multispectrale pour le CND des matériaux composites isolants : concrètement, un simple module greffé sur une caméra thermique classique. « Il y a deux types de CND, explique Jean-Pascal Caumes : celle de la pré-maintenance, le plus souvent visuelle ou sonore et qui ne donne que des informations de surface, et un contrôle plus lourd (rayon X, ultrasons), nécessitant l'immobilisation du produit. » Nethis se positionne comme une alternative intermédiaire entre ces deux technologies. Elle fournit des informations en 3D grâce à une simple prise de vue. Trois marchés sont adressés par l'entreprise : le contrôle des infrastructures, l'éolien et enfin l'aéronautique, plus réglementé mais dans lequel le coût du contrôle représente actuellement près de 7 % du prix d'un avion. Naturellement issue de la dynamique du pôle Route des Lasers, Nethis a ainsi intégré Aerospace Valley, de plus en plus orienté « marché ». Les deux pôles créent d'ailleurs un DAS commun. L'entreprise se positionne comme fournisseur de systèmes et de services. Aujourd'hui, 70 % du CA de l'entreprise se fait à l'export. « C'est une surprise illustrant le potentiel de la société » confie Jean-Pascal Caumes.
« Le soutien du CREATI a été un tremplin pour initier un partenariat multiple avec le CEA, poursuit-il : avec CEA Tech pour l'amélioration des performances de la caméra, avec le LETI pour l'intégration de la chaine de valeur IR et avec le LIST pour l'intégration dans les systèmes embarqués d'inspection des pales d'éoliennes. »


> Plus d’infos : http://www.nethis-thz.com/fr

Kepplair Evolution « Un Airbus pour préserver la planète » / David Joubert, Jean-Baptiste Djerbi

Actuellement pilote de ligne chez Air France, David Joubert a créé Kepplair Evolution pour développer un projet ambitieux : la transformation d'un Airbus A310 en avion multi-rôles : lutte anti-incendie, rapatriement sanitaire de masse et transport de fret. Il est soutenu dans son projet par Sabena Technics, spécialiste de la transformation et de la certification des avions, déjà en charge de l'équipement des canadairs. Le potentiel d'un A310 est considérable à l'heure où les grands incendies se multiplient : il transporterait 5 fois plus de liquide qu'un canadair. « Un canadair embarque de l'eau salée, ajoute David Joubert, ce qui n'est pas neutre en termes d'impact environnemental. Notre avion larguerait, quant à lui, un liquide retardateur non polluant pour les sols, de façon à créer des couloirs coupe-feu. » La technique a déjà été utilisée avec succès en Californie, où des avions comparables ont été spécialement transformés.

Par son dimensionnement, le projet s'inscrit d'emblée à l'échelle européenne et a déjà été présenté à la sécurité civile. Le rayon d'action de l'A310 lui permettrait en effet d'intervenir sans escale, en tout point de l'Union Européenne pour porter secours aux pompiers démunis face aux très grands incendies. Polyvalent, il pourrait aussi transporter jusqu'à 38 civières en mode « rapatriement sanitaire ». Là encore, le besoin s'en fait sentir 1 à 2 fois / an, pour l'évacuation d'un hôpital menacé par une guerre civile par exemple.

Le projet de Kepplair Evolution s'appuie sur un modèle de financement innovant. Pour le finaliser et aborder les 12 mois de travail nécessaires à l'homologation de l'appareil, David Joubert recherche encore des investisseurs. Les retombées économiques sont estimées à une vingtaine d'emplois directs auxquels viendrait s'ajouter une activité conséquente chez Sabena Technics et en Aquitaine. Dans le cadre du CREATI, Sabena Technics prépare l'encadrement d’une modélisation numérique d'Airbus pour s'assurer que l'avion reste bien dans son enveloppe de vol quand il largue ses 26 tonnes de chargement en 3 secondes. L'Onera pourrait également être sollicité par le CREATI, pour ses moyens de calcul et de soufflerie, et ses ressources financières pour les PME.

 

BGH « Traitement des lixiviats par gaz hydrates » / Bruno Mottet

 

Béarn (ou Bio) Gaz Hydrate est une jeune entreprise en cours d'implantation sur Chemstart'up. Son objectif : apporter une nouvelle solution aux décharges publiques en exploitant la technologie des gaz hydrates. Marché colossal, le retraitement des déchets explose à l'échelle mondiale. « 80 % du traitement des déchets se fait dans des décharges, explique Bruno Mottet, et d'ici 10 à 15 ans, les pays développés ou en développement auront l'obligation de convertir ces « trous » en centres publics d'enfouissement dégradant les déchets dans un réacteur anaérobie pour minimiser la pollution. » La solution proposée par BGH permet de traiter les lixiviats, produits les plus polluants de ces réacteurs, actuellement envoyés vers les stations d'épuration. Le procédé permet, dans des conditions très particulières, de séparer les molécules de méthane et de CO2 en les enfermant dans une cage cristalline de molécules d'eau. Aucune impureté ne peut être incluse dans ces cristaux, autorisant une séparation ultérieure en composants « purs ».

BGH, soutenu par Total, a déjà conçu un premier pilote industriel et prépare l'implantation d'un second à Lacq (Chemstart'up) début 2014. Son plan de développement prévoit l'embauche de 10 personnes en R&D d'ici 2 à 3 ans.


Baal France « Poudre absorbante » / Patrick Guetta

 

Créée il y a 20 ans, la société est spécialisée dans les produits paramédicaux et hospitaliers, notamment pour la prévention des maladies nosocomiales. « Nous avons mis au point une poudre additive pour la gélification des urines dans des sachets, évitant ainsi la prolifération de germes pathogènes. » explique Patrick Guetta. Cet additif permet en effet la gélification des liquides à pH acides (4-6) en 30 secondes. Une autre application du produit est la fabrication de sachets gélifiants pour conteneurs de transport de liquides alcoolisés (parfums, etc.). Ces nouveaux sachets sont plus légers et ne présentent pas de danger pour l’environnement.

Baal est accompagné par l'INERIS et souhaiterait nouer des partenariats commerciaux.

Présentation de la plateforme Canoé / Patrice Gaillard

 

Canoé est une plateforme technologique sur laquelle peuvent s'appuyer les PME. Ses axes de développement sont les composites thermoplastiques, les matériaux biosourcés et l'électronique imprimée. « Nous sommes implantés à Bordeaux et à Pau, explique Patrice Gaillard, sur un total de 2 000 m², dont 100 m² de salles blanches. » Rassemblant 17 personnes, la plateforme est un département de l'ADERA, qui en assure la gestion administrative et financière. Issu du projet NACOMAT, Canoé est activement impliqué dans les projets ISOCEL (photovoltaïque intégré au bâti), avec le développement d'un pilote de traitement de surface par spray, et EFFIWIND (évolution technologique des pales d'éoliennes).


> Plus d’infos : http://www.plateforme-canoe.com

 

Une visite de Chemstart'up, hôtel de jeunes entreprises dans le domaine de la chimie et des matériaux nouveaux, a clôturé la journée.

 
 

>> Pour plus d’informations et pour obtenir les coordonnées des différents participants, n’hésitez pas à contacter Claude Pascal (Port. 06 80 38 06 60 – pipole@wanadoo.fr) ou Delphine Macron (Tél. 05 57 57 84 90 – d.macron@aquitaine-dev-innov.com).